Heure Outre-Atlantique

Martinique: 21/05/2012 19:30
Métropole: 22/05/2012 01:30

Quelques photos

Dolmen du Mané-Croch
Dolmen du Mané-Croch
Julien dans la grotte
Julien dans la grotte
La tête de Titou
La tête de Titou
Corail-étoilé (polypes sortis)
Corail-étoilé (polypes sortis)

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La Montagne Pelée, jusqu’au sommet !

Histoire d’éliminer un peu les surplus de calories ingurgitées à Noël, Franck et moi avons décidé d’escalader la Montagne Pelée, jusqu’au sommet s’il vous plaît ! Une première pour moi (et pour Franck aussi bien sûr), le séisme de l’an dernier m’ayant interdit l’accès au-delà du 2ème refuge jusqu’à présent…

Après une ascension rapide de l’Aileron, jusqu’à ce fameux 2ème refuge que je commence à bien connaître, nous avons contourné la Caldeira jusqu’à la « croisée », sans jamais entrevoir le sommet prisonnier des nuages, mais en découvrant tout de même un chouette coup d’œil sur le nord de la montagne.

Sans nous laisser décourager par les commentaires de quelques autres randonneurs plus matinaux, qui ne nous promettaient que vents humides et nuages opaques, nous avons entrepris de grimper vers le sommet, escaladant les éboulis, suant dans la moiteur des nuages, et admirant la vue qui s’estompait à chaque pas.

Arrivés à un 3ème refuge (au confort bien douteux), nous n’avons pas hésité une seconde, et avons entrepris le dernier effort en direction du « Chinois », le sommet de lave qui s’est élevé en 1929 jusqu’à 1395 mètres.
Courbés sous de violents vents, et ne voyant pas à plus de 20 mètres, nous avons atteint un  promontoire qui nous a semblé être le sommet – mais comme il était impossible de voir quoi que ce soit alentour, c’était difficile à dire avec exactitude…

Pause méritée, petit verre de rhum vieux au sommet (j’avais tout prévu ;-) ), et un picnic à peine à l’abris du vent, c’était grisant à maints égards !

Une éclaircie fugace dans un nuage nous a soudain laissé entrevoir un bout de rocher, à quelques dizaines de mètres de nous, qui semblait situé plus haut que nous – le coquin ! Mais la faible visibilité et la violence des vents nous ont découragés d’aller explorer plus loin un sentier que nous ne distinguions qu’à peine, et c’est tout de même pleins de fierté que nous sommes redescendus du « Chinois », pour repartir ensuite au-delà du 3ème refuge, et redescendre les pentes abruptes du cône volcanique.

Au fond de la Caldeira, nous avons découvert un paysage calme et fantomatique, quelques fougères arborescentes couvertes de mousse nous plongeant dans une ambiance à la Jurassic Park… Nous nous attendions d’un instant à l’autre à entendre le grondement d’un T-Rex se précipitant vers nous…

Nous avons grimpé les raides escaliers (ce serait plutôt une échelle, en fait) pour remonter sur le bord de la Caldeira, et, joyeux comme des gamins, c’est en galopant et en sautant comme des cabris que nous avons redescendu l’Aileron jusqu’au parking du 1er refuge…

Au total, mois de 4h30 aller-retour et pique-nique compris, de chouettes sensations fortes, et de belles perspectives de courbatures :-)
À refaire, prochainement, si possible un jour de temps dégagé, et avec ma Koalate, car pendant ce temps, à Vera Cruz pendant notre rando, nos femmes ont eu la gentillesse de s’occuper de Manon en visitant Saint-Pierre…

Une fois à nouveau réunis tous les 5, nous sommes allés manger des glaces et piquer une tête dans la mer des Caraïbes au Carbet, au pied de la Montagne, clôturant cette magique journée de montagne d’une délicieuse fin d’après-midi au bord de la mer…

Et histoire de couronner le tout, nous sommes allés dîner chez nos ex-voisins (mais toujours-copains !) Vincent et Valérie, encore une excellente soirée, animée par les 4 enfants, et le piano à queue de Vincent qui a fait plus d’un heureux !

Une parfaite journée parfaite, comme on aimerait en vivre tout le temps !

Joyeux Noël !

Noël au Cocon…

Franck, Steph, et leur petite grande Manon ( de 2 ans) nous ayant rejoints pour les fêtes, c’étaient des réveillons entre amis, et avec z’enfant(s), qui nous attendaient cette année…

Est-il besoin de répéter ici à quel point nos familles et nos autres amis de l’Hexagone (ou d’ailleurs) nous manquent, et comme nous sommes déjà enchantés à l’idée de revoir certains d’entre vous, d’abord en Février prochain, peut-être aussi l’été qui suivra, et pourquoi pas pour les fêtes de fin 2009 !
En attendant, nous avons profité de délicieux moments avec nos Chalarons préférés, avant, pendant, et après les fêtes…

Pour le réveillon du 24 décembre, nous avons tenté d’aller voir à quoi ressemblait la messe de Noël à l’église de notre bourg… Cela n’a pas été le choix le plus heureux de la soirée, car la veillée, démarrée en retard, a été interminable et littéralement soporifique (endormant Manon… entre autres, hum !). Nous avons finalement sonné la retraite au début de la messe, et n’avons donc pas pu voir si les chants de Noël valaient plus le coup aux Antilles qu’en métropole…
De retour au Cocon Mitan avec notre petite troupe ainsi qu’Aurélie et Patricia (copines-collègues de Maïna), nous avons réussi à nous réveiller un peu à grands renforts de bon vin et de mets finement cuisinés (daurade et noix de Saint-Jacques au gratin dauphnois… miam) ! Une très sympatique soirée, et un Père Noël une fois de plus généreux (des paniers de victuailles françaises, des T-shirts, des bouquins, BDs, CDs et DVDs, des bons pour une sortie Canyoning, de la déco…) !

Le 25, nous sommes allés déjeuner chez nos amis du Gros-Morne (plus au nord de l’île, dans la montagne) Daniel et Capucine (et leurs deux filles Mahina et Emma), dans leur belle maison et surtout leur magnifique jardin  planté de quantités de fleurs, fruits, et légumes… Un excellent Noël, à déguster des méloco ;-) et à se prélâsser, jouer avec les enfants, passer du bon temps…

Quelques petites photos… et surtout : JOYEUX NOËL À TOUSTES !

Mar(tini)cus Miller !!

À l’occasion du Martinique Jazz Festival, le grand Marcus Miller était de passage sur notre île !
Je l’avais raté il y a un an et demi lors de son passage à Lyon, je n’allais pas le rater une seconde fois !

Maïna m’a offert une place comme cadeau de nos-5-ans-ensemble (eh oui déjà !) (moi je lui ai offert une jolie montre-qui-ressemble-à-un-bracelet)…
En fait notre copine Audrey faisait une fête le même soir, pour son anniversaire et pour son départ imminent de Martinique, donc Maïna (un peu moins fan de jazz que moi) est allée à la fête pendant que je jouais les absents en me délectant des notes déjantées de la pianiste-percussionniste-chanteuse cubaine Bellita, puis (et surtout) du funk endiablé de Marcus Miller en petit quatuor, avec notamment le jeune saxophoniste prodige Alex Han qui a tout jouste 20 ans (l’âge qu’avait Marcus quand il a commencé à jouer avec Miles Davis)…

J’ai pu faire quelques photos (sans flash, grâce à l’excellent zoom et l’excellente sensibilité 1600 ISO de mon excellent appareil photo !) :

Pour celles ou ceux qui ne connaissent pas Marcus Miller, voici quelques petites vidéos sympatoches trouvées sur YouTube :


http://fr.youtube.com/watch?v=NHdN_O5k3WM


http://fr.youtube.com/watch?v=sIqfDHP0D5s

Une fois le concert fini, vers minuit, j’ai rapidement fait la route de Fort-de-France à l’Anse-à-l’Âne (il n’y a pas de bouchons à cette heure, juste des fous qui roulent à 150) pour rejoindre toute la bande à la soirée d’Audrey :

Tortue, poulpe, diodon, et gorgonocéphales…

Encore plein de superbes rencontres sous-marines ces derniers temps…

Voici un petit florilège de nos dernières plongées :

Et un petit film de notre chouette rencontre avec un gros diodon placide :


http://video.google.fr/videoplay?docid=3454527484140716781&hl=fr

Première rando de la saison

Enfin, les lourds nuages qui se sont régulièrement vidés au-dessus de nos têtes depuis plusieurs mois ont décidé d’aller voir d’autres cieux, et nous avons pu profiter d’un week-end – pardon, juste d’un samedi (faut pas trop en demander !) ensoleillé et sec !

Ni une ni deux, nous avons chaussé nos godillots de marche, et somme partis dans le grand sud pour une petite rando de remise en jambes, à savoir l’ascension du « Piton Crève-Coeur », un petit volcan né de la première génération de l’arc antillais (comme la presqu’île de la Caravelle, ou Grande-Terre en Guadeloupe, émergées il y a environ 20 millions d’années, bien avant la deuxième génération, apparue un peu plus à l’ouest il y a 500 000 ans, et qui a fait naître les volcans actifs actuels, la Soufrière, la Montagne Pelée, etc.).

Une petite grimpette d’une demi-heure dans la forêt, pour atteindre un sommet un peu vertigineux mais offrant un superbe panorama sur tout le sud de l’île…

Aaaah, enfin, on va pouvoir se remettre à la rando pour quelques mois !