Heure Outre-Atlantique

Martinique: 06/02/2012 04:56
Métropole: 06/02/2012 09:56

Quelques photos

À Grand Macabou avec Françoise/Christophe, Nadège/Philippe, et les bambins
À Grand Macabou avec Françoise/Christophe, Nadège/Philippe, et les bambins
Serpentine
Serpentine
Notre nouvelle biblio-tek
Notre nouvelle biblio-tek
Petit colibri à tête bleue
Petit colibri à tête bleue
Iguane mâle
Iguane mâle

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New York, New York !

Prenez quelques (maigres) jours de congé, auxquels s’ajoutent les merveilleux « jours gras » du carnaval (chômés en Martinique)…
Ajoutez quelques milliers de miles acquis (à force de multiples et onéreux allers-retours estivaux vers la métropole) sur notre compagnie aérienne de prédilection…
Mélangez avec la présence (quelle chance !) de deux des (six) grands-parents de Titouan, volontaires pour garder notre pitchoune pendant quelques jours…
Saupoudrez de quelques grains de folie…
Vous obtenez… un week-end en amoureux à New York !

Bon, nous essayons de ne pas culpabiliser sur le fait que nous avons « abandonné » à nouveau notre Ti-bolom, pour aller savourer quelques jours de détente dont il est plus facile de profiter à deux qu’à trois (*)… Disons plutôt que nous nous offrons des petites vacances atypiques, tout en lui offrant des moments privilégiés avec ses grands-parents (ce dont ils sont enchantés, ce qui fait finalement pas mal d’heureux dans l’affaire) !
En janvier, nous avons laissé Titouan avec Mamissi et Papy-Mick pendant une semaine lors de notre stage de voile ;  cette fois-ci il a passé cinq jours avec Bacoco et Zacoco pendant que nous découvrions la Grosse Pomme (trois jours pleins sur place, et deux longues journées de voyage autour)…

Jeudi 3 mars, nous sommes partis avant l’aube pour prendre un premier vol (payé par nos miles Air Caraïbes) vers Saint-Martin.
Cette microscopique île (que nous avons visitée en novembre dernier) a, vous vous en souvenez, la particularité d’être coupée en deux entre la France et les Pays-Bas. Pour ajouter à la farce, chaque moitié est dotée de son propre aéroport (du moins : l’aéroport de Saint-Martin Grande-Case tient davantage d’un petit aérodrome tourné vers les îles voisines – dont la nôtre, alors que l’aéroport international Juliana de Sint-Maarten est nettement plus crédible et suffirait amplement), ce qui nous a forcé à prévoir le temps de récupération des valises, acheminement en taxi d’un bout à l’autre de l’île, ré-enregistrement des bagages…
Départ très tôt donc (nous sommes arrivés 2 heures en avance dans un aéroport Martiniquais totalement désert !), premier vol avec rebond en Guadeloupe (sous pluie battante – de quoi nous motiver à quitter la Caraïbe quelques jours !), escale à Saint-Martin, des heures d’attente, puis un vol American Airlines sans histoire (abstraction faite des sandwichs, aptes à faire passer les snacks SNCF pour du Paul Bocuse, et vendus à prix rédhibitoire par des hôtesses de l’air septuagénaires aussi aimables que des guichetières de La Poste)… :-D

Nous sommes arrivés dans un ciel clair, presque au coucher du soleil, à l’aéroport JFK, jetant à travers le hublot un premier coup d’œil tout excité sur les lointains gratte-ciels de New York. « Welcome to John Fitzgerald Kennedy airport ! The outside temperature is 30° Farenheit… » −1°C donc, brrrrr !!
Lire la suite de New York, New York !

« Sur mon bateau, le cœur léger… »

Depuis le temps que nous résidons dans la Caraïbe, nous n’avions pas encore pris le temps de profiter de la mer pour naviguer, comme nous le faisions jadis (occasionnellement) près des côtes Bretonnes.
C’est désormais chose faite !

Nous revenons tout juste d’un stage de voile d’une semaine, entre la Martinique et Sainte-Lucie, avec l’école des Glénans, qui maintient une base ici (au port du Marin, le nom est bien choisi, n’est-ce pas ?) pendant la saison des alizés (qui correspond plus ou moins à l’hiver en métropole) : quelques voiliers habitables des Glénans font la traversée transatlantique, en fin d’été (avec des équipages de stagiaires expérimentés), et passent l’hiver ici, pour des stages au départ de la Martinique et à destination des diverses îles Antillaises ; puis, au printemps, les bateaux sont convoyés dans l’autre sens vers la métropole, où ils servent, pendant la belle saison européenne, à des stages près des côtes Françaises mais aussi Scandinaves, Islandaises, etc.
Autant dire qu’il s’agit de voiliers assez confortables, et bien équipés pour la croisière embarquée…
Le nôtre était un Ovni 395 baptisé « Périne », un beau monocoque de 12,68×4,10m, dérivable (donc facile à approcher des plages, voire à poser sur le sable, mais nous n’avons pas testé cette solution), assez maniable et très stable.

Glénans – Le bateau
Marina du Marin
Marina du Marin
Notre bateau, un Ovni 395
Notre bateau, un Ovni 395
Périne
Périne
En mer
En mer
Mât
Mât
Voiles
Voiles
Avec le spi
Avec le spi
Au près
Au près
C'est parti !
C’est parti !
Girouette
Girouette
Taud
Taud
VHF
VHF
Sonde et speedo
Sonde et speedo
Bout
Bout
Winch
Winch
Cabestans
Cabestans
Bout
Bout
Bras de spi
Bras de spi
Le piano
Le piano
Écoute de GV
Écoute de GV
Poulies sur le rouf
Poulies sur le rouf
Un peu de pub pour les Glénans :-)
Un peu de pub pour les Glénans :-)
Le carré
Le carré

L’ambiance à bord a été rendue exceptionnellement chouette par la chance que nous avons eue de tomber sur un équipage vraiment très sympa.
Nous étions huit : Jean-François, notre moniteur (bénévole, comme presque toujours aux Glénans, et breton, comme souvent), et les stagiaires (en plus de nous deux) Morgan et Carole (jeune couple de baroudeurs métropolitains en année sabbatique, démarrant leur tour du monde par quelques stages de voile), Aurélien (jeune métro vivant en Guadeloupe depuis à peu près aussi longtemps que nous en Martinique), Clotilde (voyageuse professionnelle, en vacances parmi nous sur un coup de tête bien inspiré), et Thierry (vivant en métropole mais possédant son propre petit catamaran au Marin, et souhaitant parfaire sa maîtrise de la navigation côtière).
Nos précédentes expériences au Glénans (en Bretagne ) avaient été très cool aussi, mais là, le courant est particulièrement bien passé dans le groupe.
Jean-François avait pris contact avec nous tous par e-mail depuis quelques semaines, et les premiers échanges de messages, visant à préparer un peu l’avitaillement (qui occupe une bonne partie de la première demi-journée du stage), nous avaient déjà donné une idée de l’imagination culinaire de Carole (mmmmh, les bonnes salades !), de la bonne humeur de Jean-François, ou encore des good vibes d’Aurélien (dont la première question a été : « Est-ce qu’on peut accrocher un hamac dans le bateau ? »)… :-D

La veille du départ, au soir, je suis allé chercher à l’aéroport Jean-François et Clotilde, pour les conduire au Marin où tout le groupe avait rendez-vous le lendemain.
À la Marina, nous sommes tombés sur Aurélien, Morgan et Carole, et, presque au complet donc, nous avons commencé à faire connaissance autour de bières et de planteurs (ça commençait fort)… Je suis rentré (tard) retrouver Maïna au Cocon Mitan pendant que les autres s’installaient pour passer leur première nuit dans le bateau (au port du Marin).

Le lendemain matin, samedi 15 janvier, nous avons fait de gros câlins à Titouan (laissé pour la semaine entre les mains généreuses et aimantes de Mamissi et PapyMick), et nous sommes rendus au bateau.
Lire la suite de « Sur mon bateau, le cœur léger… »

The coloc is back !

Juste après le départ d’Alyne et Yves, c’était au tour de Syl20 et Émilie de nous rendre visite, pour passer la Saint-Sylvestre au Cocon Mitan…

Ça faisait un bail que nous n’avions pas revu notre guitariste folk préféré (venu sans sa guitare, cette fois-ci, honte à lui), et encore plus un bail que nous n’avions pas vécu dans les mêmes murs !
Sylvain et moi avons retrouvé nos jeux débiles d’adolescents attardés, et pour préserver la santé mentale de tout le monde :lol:  nous avons expatrié quelques jours (une fois n’est pas coutume) nos invités dans l’apparte libre de Julien (parti quelques temps en métropole)…

Malgré des débuts difficiles (rhume pour Émilie, coup de chaud pour Sylvain), ils ont bien profité des charmes de notre île, et nous les avons accompagnés avec plaisir à Grand Macabou et au jardin de Balata.

Syl20 et Émilie
Rendez-vous au Grand Marché avec deux cachets d'aspirine ;-)
Rendez-vous au Grand Marché avec deux cachets d’aspirine ;-)
Soirée Cranium
Soirée Cranium
Maïna a sculpté une cabine téléphonique, que j'ai reconnue immédiatement !
Maïna a sculpté une cabine téléphonique, que j’ai reconnue immédiatement !
Verrine pommes - foie gras - paine d'épices
Verrine pommes – foie gras – paine d’épices
No comment
No comment
Les ex-collocs se retrouvent
Les ex-collocs se retrouvent
Titouan réclame ses cubes :-)
Titouan réclame ses cubes :-)
Badaboum
Badaboum
Grand Macabou
Grand Macabou
Deux amoureux au soleil
Deux amoureux au soleil
Commissaire-priseur
Commissaire-priseur
Bonhomme de sable
Bonhomme de sable
Dans le jardin de Balata
Dans le jardin de Balata
Devant la mare
Devant la mare
Poissons
Poissons
Joli chapeau !
Joli chapeau !
À Balata
À Balata
Orchidées
Orchidées
Bananes
Bananes
Titouan et Maïna
Titouan et Maïna
Dans la forêt
Dans la forêt
Syl20
Syl20
Dans les arbres
Dans les arbres
Bambous
Bambous
Vue de Balata
Vue de Balata
Contrastes végétaux
Contrastes végétaux
En promenade
En promenade
Plouf dans l'eau ! :-)))))))))
Plouf dans l’eau ! :-) ))))))))
C'est le ponpon !
C’est le ponpon !
Nénuphars
Nénuphars
Nénuphar butiné
Nénuphar butiné
Câlin
Câlin
Bambous
Bambous
Tonton Sylvain
Tonton Sylvain
Balata
Balata

C’est quand, les prochains copains qui viennent ?
Qui n’a pas encore pris son ticket ?

P.S. : BONNE ANNÉE À TOUTES ET À TOUS !!!

L’Otarie et le Yéti sous le soleil

À force d’insister, nous avons fini par faire venir Alyne et Yves, de leur Lille à notre île !

Les retrouvailles ont été très sympas, et malgré notre programme chargé (nous ne pouvons pas poser autant de congés que la somme de tous nos visiteurs !), nous avons réussi à passer de bons moments, les soirs et les week-ends, et un chouette réveillon de Noël en compagnie de Daniel, Capucine, et les filles (Mahina et Emma)…

Alyne et Yves ont bien profité de la Martinique, et sont repartis, je crois, aussi contents que nous de ces jours partagés !

Alyne et Yves en Martinique
Titou vert pomme
Titou vert pomme
Parce que je le vaux bien
Parce que je le vaux bien
J'ai un truc coincé entre les dents ?
J’ai un truc coincé entre les dents ?
Tatalyne et Titou
Tatalyne et Titou
Titou heureux
Titou heureux
Réveillon avec Capu, Daniel, Alyne et Yves
Réveillon avec Capu, Daniel, Alyne et Yves
Reporter nocturne
Reporter nocturne
Emma fait des acrobaties
Emma fait des acrobaties
Bain de minuit : elle est froide !
Bain de minuit : elle est froide !
La douche extérieure aussi est frisquette !
La douche extérieure aussi est frisquette !
Le Père Noël est passé au Cocon Mitan !
Le Père Noël est passé au Cocon Mitan !
Ouverture des paquets
Ouverture des paquets
Trop de soleil ! (Trucage)
Trop de soleil ! (Trucage)
Miam !
Miam !
Verrine avocat-saumon
Verrine avocat-saumon
Titou avec son sac "Petit Ours Brun"
Titou avec son sac "Petit Ours Brun"
En famille
En famille
Biker sous l'eau
Biker sous l’eau
Coucou !
Coucou !
Zen
Zen
De l'eau plein les yeux
De l’eau plein les yeux
Chacune porte son bébé ;-)
Chacune porte son bébé ;-)

Titou assimile

Après l’apprentissage de la bipédie, Titouan a abordé le deuxième grand chapitre de la révolution humaine : l’acquisition du langage…

Aux timides prémices de la vocalisation abstraite succède désormais chez notre Ti-bolom, depuis quelques semaines, la volonté explicite de communiquer avec nous à travers des vocables qu’ils assimile à un rythme toujours croissant.

Au fil des semaines ou des jours,  nous avons la surprise de l’entendre tenter sa chance dans l’imitation malicieuse de notre parole, et c’est ainsi qu’il dit maintenant régulièrement (je vous épargne la retranscription en Alphabet phonétique international, et me contente d’une mention approximative, entre crochets, de la prononciation des mots ci-dessous en langue Titi) :

Maman [maman] Papa [maman] (1)
Gwendal [dada] (2) Bavoir [bavwa]
l’Eau [lo] Pain [pain]
Yaourt [yaou] Teuteute (3) [teuteute]
Ballon [babon] Table [ta]
Camion [pin-pon-pin] (!) Nounours [nounou]
Gâteau [gato] Dodo [dodo]
Bateau [bato] Bain
[bain]
Avion [aion] Caca [tata] (4)
Voiture [watu] Coco [toto] (4)
Chien [wou-wou!] Lézard (5) [é-a]
Chat [wou-wou!] (6) Coq [uuiiiuuuioooouuu!] (7)
Non [non] (8) Tiens [ta... TA! TAAAAAA!] (9)
Main [ma-main] (10) Au revoir [au-wa] (11)
Caché [ma-main] (10) Il n’y en a plus [a-po]
Je ne sais pas [a-po] Lâche-moi la grappe s’il te plaît
[a-po] (12)
Cher papa, malgré tout le respect que je vous dois, je ne souhaite pas que vous me changiez la couche maintenant. [WWAAAAAAA!!!!] (13)

Notes :
(1) Bon, d’accord, je suis médisant : il dit aussi [papa]… Mais il arrive souvent qu’il se précipite vers moi en disant [maman!], ce qui, j’imagine, compense les quelques mois pendant lesquels il me disait déjà [papa] alors que Maïna désespérait qu’il finisse par lui dire [maman] !
(2) Gwendal est le fils (8 ans) de la nounou de Titouan, et il lui laisse une sacrée impression ; c’est le seul membre de la famille de la nounou qu’il nomme !
(3) C’est par cette onomatopée que je nomme les « sucettes » ou « tétines » ; Maïna a pris le pli, et Titou aussi !
(4) Il semble que le son [k] vienne après… Je me souviens de Samuel qui vers le même âge appelait son grand-père Jean-Yves [batoto] au lieu de Bacoco…
(5) Oui, quand on grandit sous les tropiques, « lézard » est un des 20 premiers mots qu’on apprend à dire !
(6) Encore un peu de confusion ici, mais c’est parce que les rares chats de notre entourage font rarement entendre leur voix.
(7) Y’a de l’idée !
(8) Celui-là, il le maîtrise bien !
(9) Le volume sonore est proportionnel au nombre de secondes pendant lesquelles nous avons eu l’outrecuidance de laisser Titi attendre pendant qu’il nous tend ce qu’il souhaite que nous prenions…
(10) C’est, pour le moment, la seule partie du corps que Titi nomme, même s’il comprend déjà et désigne parfaitement sa tête, ses yeux, ses oreilles, son nez, sa bouche, son ventre, ses pieds, etc. Ceci étant, Titouan dit souvent [ma-main] quand il s’amuse à cacher sa main quelque part, et par extension j’ai l’impression qu’il dit aussi [ma-main] quand il cache ses pieds ou quoi que ce soit d’autre…
(11) Avec le geste de la main qui va avec…
(12) Oui, [a-po] semble être une expression très utile.
(13) En essayant de s’enfuir de la table à langer. Mais ça arrive rarement, d’ordinaire il est tout sage !

En plus des mots que notre pitchoune prononce lui-même, nous sommes parfois surpris de la somme de mots qu’il comprend déjà — il faut que nous commencions à faire attention à limiter les gros mots !

Bon, pour nos lecteurs qui ont du mal à s’extasier autant que nous devant les premières paroles de notre bambin (ou qui n’arrivent pas à lire cet article sans penser au sketch de François Perusse à propos du jeune papa qui poursuit son collègue en lui criant « TAPOUÉÉÉÉ!!!! »), voici un petit bonus de photos des dernières semaines : un apéro-macarena avec Julien, quelques sorties très sympas au jardin d’enfant, une blanquette de veau faite maison par votre serviteur pour ma Koalate (qui a beaucoup aimé), et Titou dans son peignoir à la sortie du bain… :-D

Début décembre
La tête de Julien
La tête de Julien
La tête de Titou
La tête de Titou
Quelle prise de tête !
Quelle prise de tête !
Dans l'herbe
Dans l’herbe
Bien accroché
Bien accroché
Intrigué
Intrigué
Dribble !
Dribble !
Eh, la passe !
Eh, la passe !
Au petit trot
Au petit trot
Traduction approximative...
Traduction approximative…
La blanquette de veau du Koztoh
La blanquette de veau du Koztoh
Miam !
Miam !
Titou en peignoir
Titou en peignoir
Karatéka
Karatéka

Et bon anniversaire Audrey !