Nous sommes revenus, mi-juin, d’une semaine à Paris, que nous avions préparée dans le plus grand secret, car l’un des objectifs de ce séjour était de faire une surprise à ma grande Otarie de sœur Alyne (lectrice assidue de ce blog), en complotant (avec la complicité d’un Yéti dont je tairai le nom, car je ne suis pas une balance) pour la faire venir à la capitale le week-end suivant son anniversaire, sous prétexte d’un anniversaire « un peu » familial, mais qui s’est avéré attirer bien plus d’invités que prévu, hin hin hin !
Mais avant d’en arriver à cette embuscade, nous avons commencé par une semaine de retrouvailles avec familles et amis… et de travail pour ma Koalate, qui, à la base, se rendait à Paris pour trois journées de séminaire.
Pour Titouan, c’était le premier séjour en zone tempérée (il a déjà voyagé en Dominique en mars), donc nous l’avons équipé de quelques pulls, chaussettes, et autres bizarreries de pays froids ! Nous lui avons expliqué, plusieurs jours à l’avance, pourquoi nous préparions des valises : pour aller d’une île de France à l’Île de France, mais il n’a pas eu l’air de comprendre, c’était clair pourtant !
Le premier challenge, pour Maïna, a consisté à prendre l’avion mercredi soir (2 juin) seule avec Titouan, car je ne pouvais pas m’absenter aussi tôt qu’elle. Le vol s’est bien passé, notre Ti-bolom a dormi pendant une bonne partie de la nuit, et le reste du temps il a joué avec les dreadlocks du (compréhensif) rasta qui avait eu la chance de décrocher le siège à côté de Maïna. ![]()
À l’arrivée, Zabeth (la maman de Maïna) l’a aidée à trimballer tout le barda jusqu’à chez Marie, dans le 11ème.
Les premières nuits ont été fatigantes pour elles, Titouan ayant bien du mal à s’endormir à cause des 6 heures de décalage horaire, et de l’absence de son lit remplacé par une petite tente apparemment pas trop à son goût.
Je les ai rejoints (et oui, malgré son petit gabarit, le masculin de Titouan l’emporte sur sa mère et sa grand-mère !) samedi matin, puis Jean-Yves (le papa de Maïna) est arrivé à son tour samedi soir.
Entre deux siestes et deux entraînements de Dan Bau (un chouette instrument à une corde que les parents de Maïna m’ont rapporté du Vietnam), nous nous sommes promenés : dans le quartier, dans l’agréable fraîcheur Parisienne, dans la bonne humeur, et dans une poussette – pour Titi, qui découvrait ce moyen de transport !
Dimanche soir, dîner très agréable chez Nicole (une cousine de Jean-Yves) et Philippe : merci pour le lit-parapluie, où Titi a très bien dormi par la suite !
À la fin du week-end, nous avons emménagé aux Citadines de la Place d’Italie, où le petit studio s’est avéré bien pratique pour servir de salle de jeux entre grasses matinées et siestes, les deux jours (lundi, mardi) pendant lesquels ma courageuse Koalate est allée bossée.
Le centre commercial Italie 2, situé juste au-dessus de notre hôtel, m’a offert de multiples occasions de m’extasier devant la variété des magasins (aah, un Célio et un Armand Thierry… aaaah, un Natures et Découvertes… aaaaaaaaaaaah, une FNAC !!!), et devant les bas prix (même les prix Parisiens semblent bon marché comparés à ceux de Martinique !)…
Lundi, Jean-Yves et Za (alias Bacoco et Zacoco pour les petits-enfants) nous ont accompagnés, Titou et moi, visiter le Jardin des Plantes et le Muséum d’Histoire Naturelle. Je ne suis pas certain que du haut de ses 8 mois et demi, notre petit bonhomme ait vraiment profité de la galerie de paléontologie et d’anatomie comparée, ou de l’expo sur les dinosaures, mais au moins il a confortablement dormi dans sa poussette, et moi je me suis extasié !
Lundi soir, restau sushis (sans soucis) avec Marie et Laure (mais sans Titouan, gardé par ses gentils grands-parents)…
Nous avons bien ri en découvrant que la carte des desserts proposait maladroitement des « tardes de lettres coco ». J’imagine le dialogue des restaurateurs en train d’écrire la carte :
- Kore wa nani dezato no namae wa nani desu ka? (Comment s’appelle ce dessert, déjà ?)
- Shiri mase n… Watashi wa sono namae ga « tartelette coco » da to omou… (Je ne sais pas, il me semble que c’est quelque chose comme « tartelette coco »…)
- Sono superu wa? (Comment tu écris ça ?)
- Sore wa hatsuon nanode! (Ben, comme ça se prononce !)
(Histoire de donner le change aux nippons, je suis à peu près certain que mon dialogue ci-dessus est écrit dans un japonais bien plus approximatif que « tarde de lettre » en français… Qu’en dis-tu, Gaidjin ?)
Après le départ de Jean-Yves et Zabeth, mardi 8, nous avons encore fait du shopping (fringues pour nous trois, chaussures, bouquins, CDs, etc.), puis nous avons encore passé une chouette (mais trop courte !) soirée restau avec Estelle et Rénald… Merci d’avoir fait la route depuis Noisiel, les amis !
Le lendemain soir, ce sont Malka et David qui nous ont accueillis chez eux, pour une chouette soirée de plus (pfff… que des chouettes soirées avec des gens sympas, c’est d’un monotone ce récit) !
Merci pour les photos ci-dessous, et on vous attend en Martinique !
Jeudi soir, nous étions chez Candice, une de nos amies « Martiniquaises » maintenant expatriées dans l’hexagone. Allez, je vous le donne Émile : encore une chouette soirée ! Ouf, à raison d’un sourire par litre de kérosène, ça y est, on a rentabilisé notre billet d’avion !
Vendredi la famille a repris le dessus, avec l’arrivée de Mum-Sylvie (alias Mamissi) et Mick, qui ont trouvé leur petit-fils bien changé depuis janvier ! Titouan gambade maintenant à quatre pattes (et non plus seulement en rampant comme un croco), se met debout en s’appuyant sur tout ce qui passe à sa portée, et déclame des tas de poèmes et de chansons (que je n’ai pas encore réussi à traduire, Google Traduction ne disposant pas encore de la langue Bébé)…
Ils nous ont gardé notre pitchoune vendredi soir chez Cathou (une sœur de Mamissi) et Jean-Philippe, pendant que Maïna et moi passions une soirée de plus (chouette, est-il besoin de le dire ?) chez Candice.
Nous n’avons malheureusement pas pu voir Audrey et Philippe, mais c’est pour la bonne cause : ils étaient un peu occupés à donner naissance à leur pitchoune ! Félicitations les doudous ! (À ceux ou celles qui s’interrogent sur le fait que ça pond beaucoup autour de nous en ce moment : oui, nous avons collectivement décidé de régler le problème de nos retraites en déclenchant un nouveau baby-boom ; ha ha, tu ne l’as pas vue venir, celle-là, Fillon !)
Et c’est ainsi que nous en sommes arrivés à samedi 12 juin, journée mondiale du complot contre les Marmotarigolottes…
Par petits groupes, nous avons convergé en fin de matinée vers le restaurant « Aux Charpentiers », près de Saint-Sulpice, où une salle était presque réservée pour nous. (Je vous conseille ce restau, l’accueil est aussi sympa que la déco !)
Ma grande sœur, arrivée peu après tout le monde, a eu la surprise de retrouver une douzaine de personnes, dont quelques unes totalement inattendues : quelques Parisiens ou presque, relativement prévisibles (Mamie, Bibou, Cathou et Jean-Philippe, Adrien et Claire), Mum et Mick, également prévus… mais aussi notre tribu Martiniquaise (pas prévue et même tenue secrète, mais Alyne, à qui on ne la fait pas, s’en doutait un peu), et aussi, totalement imprévus, Dad et Brigitte (alias Papichou et Mamichette), Lillois comme Alyne et Yves, et qui n’avaient donc pas d’autre raison de descendre à Paris que pour nous voir et faire la surprise à Alyne !
Pas facile de faire une surprise à une grande sœur aguerrie aux complots : vous avez vu les kilomètres qu’il faut faire et le monde qu’il faut réunir ? ![]()
Merci à toutes et à tous d’avoir joué le jeu !
Après un délicieux déjeuner « Aux Charpentiers », la famille resserrée (Alyne-Yves et nous, et les quatre grands-parents paternels de Titouan) s’est baladée dans un marché aux Antiquaires devant Saint-Sulpice, puis dans le Jardin du Luxembourg.
Le temps s’est suspendu, pendant une après-midi assez ensoleillée, pour nous permettre d’échanger en famille, autour de notre rigolo petit bonhomme… De bien beaux moments !
Le lendemain dimanche sonnait malheureusement déjà le retour vers notre lointain bout de volcan.
On a bien cru ne pas pouvoir partir, car la compagnie aérienne, pas très douée sur ce coup-là, avait d’abord perdu la réservation de Maïna, puis celle de Titouan, au final il a fallu repayer un mini-billet pour Titi, qu’ils ont perdu à nouveau dans les 2 minutes entre le comptoir de la compagnie et celui de l’enregistrement des bagages, puis nous avons découvert que Maïna et moi ne voyagions pas dans la même classe ! Bref, après 1h30 de démarches, une demi-douzaines d’allers-retours entre les comptoirs, et 50 euros payés en double, nous avons finalement pu embarquer…
La cheftaine de cabine a été une peau de vache, elle a finalement consenti à ce que je vienne m’asseoir pas trop loin de Maïna et Titouan, sur un siège resté libre en classe intermédiaire, mais à chaque repas servi pendant le vol, elle a bien insisté pour que je n’aie qu’un repas de 2ème classe. Cette crétine de serveuse aérienne m’a regardé de haut à chaque fois, l’air de dire « C’est déjà dégoûtant qu’un gueux pareil ait le droit de poser son pantalon sale de roturier prolétaire sur un siège de cuir, il ne s’agirait pas quand même qu’on lui donne à manger autre chose qu’une gamelle de pauvre ! »…
Titouan a assez peu dormi pendant le vol (de jour, cette fois-ci, donc c’était normal), le reste du temps Maïna et moi avons pu nous relayer pour le promener d’un bout à l’autre de l’avion ou pour le faire jouer dans le demi mètre-carré situé devant le siège de Maïna. Je n’ai jamais passé autant de temps debout dans un avion ! (C’est un bon remède contre les jambes qui gonflent, ceci dit…)
Dans l’ensemble, notre Ti-bolom a été adorable, n’a jamais embêté les autres passagers, n’a pas crié ni pleuré, n’a pas eu mal aux oreilles lors de la descente… (Quand bien même il aurait pleuré, je l’aurais promené près du rideau de la première classe, histoire d’embêter un peu les richous, hu hu hu !)
Pendant notre séjour à Paris, nous ne l’avions pas totalement décalé (il est resté pendant une dizaine de jours sur un fuseau horaire quelque part au milieu de l’Atlantique, ce qui nous allait très bien puisque nous nous levions tard et nous couchions tard), ce qui fait qu’au retour il s’est tout de suite remis à bien dormir, des nuits complètes de fou, genre de 19h à 7h du matin !
Comme quoi, ce n’est pas difficile de voyager avec un bambin, même de seulement 8 ou 9 mois !
Allez, Ben et Nath, on vous attend avec Arthur et Lou !
Ces vacances à Paris ont été ressourçantes, rafraîchissantes, revitalisantes…
Rien de tel que des moments partagés avec les proches pour se redonner du courage !
Bien sûr, comme à chaque passage en métropole, nous n’avons pas pu voir tous ceux et celles que nous voudrions voir… Ce n’est, à nouveau, que partie remise. Quand nous rentrerons vivre en métropole, nous pourrons consacrer des week-ends à rallonge à aller voir les uns ou les autres !
En attendant, bises à toustes !































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