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Toh, Vendredi 7 septembre 2007
(Par égard pour ma Koalate et ses nouveaux collègues, je vais éviter de trop casser du sucre sur le dos d’une administration qui, comme toute grande structure finalement – les grosses sociétés privées n’y échappent pas – tend parfois vers le Kafkaïen.)
Pas facile d’obtenir une carte grise dans ce beau pays de paperasse…
On doit en remplir, des papiers, lorsqu’on achète une voiture ! Il en faut encore plus que pour se marier à la mairie !
Curieuse société que la nôtre, où l’on demande plus de justificatifs pour acquérir une banale caisse à roulettes que pour s’engager pour la vie avec quelqu’un…
Quoi qu’il en soit, comme certains de ces papiers sont à remplir de façon autonome avec le vendeur (certificat de cession notamment), en suivant du mieux que possible les directives alambiquées présentées sur les sites web du Service Public, et que d’autres (ultérieurs) nécessitent l’accord d’un agent préfectoral, ça coince.
Bon, je veux bien admettre que notre situation soit un cas d’école (vente de la voiture à nos deux noms, en vue d’une exportation rapide vers la Martinique, avec certains papiers signés par Maïna et moi et d’autres uniquement par moi, Maïna étant déjà en Martinique au moment des faits)…
La dame de la préfecture (antillaise ?) a été relativement courtoise et un minimum compréhensive, mais a tout de même refusé de valider notre dossier de demande de carte grise, d’abord au motif qu’une vente à nos deux noms n’était pas valable car nous ne sommes « que » pacsés (ce qui, vérification faite, est inexact, le pacs ayant en la matière même valeur que le mariage), puis au motif que la demande de carte grise n’était signée que par moi (ce qu’est censé permettre le choix d’une carte grise aux deux noms séparés par « OU » : « Thomas P. OU Maïna M. »), enfin (comme si elle cherchait vraiment une raison de ne pas me donner de carte grise) au motif qu’il lui fallait une copie de la carte d’identité de Maïna (alors que, encore une fois, la formulation « OU » a été inventée pour permettre à l’un des deux propriétaires seulement de faire les démarches pour la voiture).
Au final, pas de carte grise, et le beau rendez-vous que j’avais exceptionnellement réussi à prendre deux semaines à l’avance pour éviter la queue a été lamentablement gâché, puisque je dois revenir très prochainement avec le papier manquant, obligé alors de faire les deux heures de queue réglementaires…
Vive la France !
Toh, Mercredi 5 septembre 2007
Dernières nouvelles de Maïna-de-Madinina, qui m’a laissé un message à 17:21 (heure Martiniquaise)… donc 23:21 ici.. heure à laquelle j’avais exceptionnellement commencé ma nuit pour récupérer un peu de la fatigue du week-end.
Maïna est retournée visiter notre appartement, et a découvert avec soulagement que l’eau était enfin ouverte. Par contre, toujours ni électricité ni évacuation des eaux usées, donc elle va bien aller loger à partir de demain dans un studio meublé prêté pour l’occasion par des amis de nos propriétaires.
La gentillesse et la solidarité des Martiniquais (créoles ou zoreilles installés) semble se confirmer de jour en jour
À part ça, Maïna a investi dans un portable Martiniquais, nous communiquerons le numéro à tout le monde par e-mail (si je le laisse ici elle risque d’être appelée par n’importe qui !), mais pour info, depuis la Martinique (quand vous viendrez nous rendre visite !) c’est un « 06 96 .. .. .. » normal, mais depuis la métropole le plus simple c’est de faire l’indicatif international : « 00 596 6 96 .. .. .. » (le zéro de « 06″ disparaît et est remplacé par « 00 596″).
Attention l’indicatif international « 00 596 + numéro » ressemble fortement (ce n’est certainement pas un hasard) au début des numéros fixes Martiniquais « 05 96 .. .. .. », mais il y a un zéro en plus au début ! Ce qui veut dire que si vous appelez un fixe Martiniquais, depuis un pays étranger (au hasard, Royaume-Uni, Singapour, etc.), il faudra faire le « 00 596 5 96 .. .. .. » !
Dès que nous aurons un téléphone fixe dans l’apparte, nous vous le communiquerons aussi bien sûr.
Pour appeler a prix réduit, ceux qui ont une freebox ou autre *box avec option téléphone ont peut-être des tarifs avantageux vers les DOM (même vers un portable) – à vérifier avec votre fournisseur d’accès Internet / Téléphone / Télévision / Frigo / Micro-Ondes / 100-Balles-Et-Un-Mars…
Quand je dis vérifiez, ça veut dire ne faites pas la même bêtise que moi en juillet, qui ai copieusement rappelé Maïna depuis ma freebox vers des numéros Martiniquais fixes, parce que j’avais entendu dire que ces communications étaient gratuites avec Free… Ce que je n’avais pas entendu dire, c’est que pour que ce soit valable il fallait auparavant cocher de nouvelles Conditions de Vente dans un recoin obscur du nébuleux site web de Free, et Free m’a rappelé cet oubli par une douloureuse facture d’une centaine d’euros
Une autre solution pour appeler pas cher, c’est un service tel que TéléRabais (www.telerabais.fr), qui fournit un numéro 0800-quelque-chose pour chaque destination du monde, et relaie ensuite les communications par internet, ce qui leur permet de proposer des tarifs très avantageux : tarif local pour appeler un téléphone fixe Martiniquais, 15 centimes/minute pour appeler un portable Martiniquais.
Plus précisément, pour appeler :
- à partir d’un téléphone fixe France Telecom ou d’un téléphone portable en métropole, vers le portable de Maïna : appeler le 0826 85 10 10 (15 centimes/minute) puis à l’invite, composer le numéro de Maïna (avec indicatif international) ;
- à partir d’un téléphone fixe type freebox ou autre *box, vers le portable de Maïna : appeler le 0826 10 97 87 (15 centimes/minute) puis à l’invite, composer le numéro de Maïna (avec indicatif international).
Tout est sur www.telerabais.fr !
Dernier détail, pensez au décalage horaire 
J’ai mis en haut à droite de ce blog l’heure courante en Martinique et en métropole… En été la Martinique a 6 heures de moins, en hiver (c’est-à-dire entre le dernier week-end d’octobre et le dernier week-end de mars) il n’y a plus que 5 heures de décalage…
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