Heure Outre-Atlantique

Martinique: 06/02/2012 04:54
Métropole: 06/02/2012 09:54

Quelques photos

Pas touche au gâteau du gars Toh !
Pas touche au gâteau du gars Toh !
Le marché de la Croix-Rousse !
Le marché de la Croix-Rousse !
Bacoco patriote (© Za)
Bacoco patriote (© Za)
Crépuscule sur l'océan
Crépuscule sur l'océan
Il gèle ! Les bouches d'égout fument comme dans les films !
Il gèle ! Les bouches d'égout fument comme dans les films !
Le Lamentin sous l'eau
Le Lamentin sous l'eau

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Crèpes-party aux protéines animales

Pour nous consoler de la météo capricieuse (beaucoup de pluie), ma bretonne de Koalate a eu l’excellente idée de suggérer des crèpes pour nous regonfler le moral…

Super idée, sauf que nous avons dû faire face à une évidence des pays chauds (Maïna m’a confirmé que ça arrive souvent à Mayotte ou à La Réunion aussi) : des charençons plein la farine…

Il va falloir qu’on investisse dans des bocaux étanches !

Bon, ceci étant, une fois la farine filtrée, nous nous sommes régalés :-)

Merveilleuse invention Néerlandaise

Bienvenue sur Koalate-Boutique, dans notre émission Koztoh-Achats.

Cette semaine, nous vous présentons une merveilleuse invention Néerlandaise : la raquette électrique anti-moustiques !

Outre le plaisir purement sadique que procure cet instrument, sachez qu’il ne pollue pas, ne dégage pas de substances chimiques susceptibles d’accroître la résistance des insectes, et élimine toute forme de peste volante (enfin, assez petite, hein, j’ai pas encore essayé sur les goélands) sans douleur et de façon radicale.

P.S. : à planquer en cas de scène de ménage ;-)

Dernières nouvelles des petits tracas

  • La voiture est toujours en Guadeloupe, ce feuilleton manque de rebondissements…
    (Non, je n’ai rien dit ! Elle peut encore couler entre la Guadeloupe et ici… mais j’aurai alors la joie de pouvoir visiter l’épave quand je ferai de la plongée avec bouteilles !!!)
  • Le lave-linge est réparé et fonctionne à plein régime (le livreur avait juste eu la bonne idée de retirer les vis de bridage avant de transporter la machine – le tambour s’était décroché !)
  • Le chantier de notre immeuble suit son cours doucettement, mais nous avons croisé hier soir nos futurs voisins du dessus (propriétaires qui vont habiter leur appartement) qui nous ont dit qu’ils souhaitaient vraiment emménager d’ici mi-novembre, donc nous pouvons supposer qu’ils vont insister pour que les travaux avancent vite…
    Nous ne rêvons pas trop quand même, mais quatre voix seront peut-être plus efficaces que deux.
    Nous pouvons donc espérer avoir de l’électricité « officielle » d’ici mi/fin-novembre !
  • Côté téléphone (fixe), pas de rendez-vous possible avant début décembre (toujours à cause du retard pris après le passage du cyclone Dean en août), donc en tout état de cause nous n’aurons pas internet à la maison avant Noël !
    Je commence à m’organiser pour effectuer mes premières recherches d’emploi depuis les cyber-cafés…
    Par contre, je me suis à mon tour abonné à un forfait de téléphone portable Martiniquais… Si vous n’avez pas reçu mon mailing avec nos nouvelles coordonnées complètes, demandez-nous !

La nuit des pique-vivants

Réveil à 3h du matin, démangé de partout, pour entamer avec Maïna une frénétique chasse aux moustiques !

Mais comment ont-ils fait pour entrer dans la moustiquaire ? Eux sont peut-être Houdini, moi je ne suis pas Rouletabille, et je n’ai pu élucider le mystère !
Au total, nous avons retrouvé pas moins de 8 moustiques qui avaient réussi à se faufiler dans une moustiquaire pourtant bien bordée…
À force de manipulations génétiques et de sélection de super-moustiques à grands coups d’insecticides, je soupçonne les nouvelles générations d’être capables de se téléporter d’un côté à l’autre d’une moustiquaire !

Le combat s’est fini lamentablement, pas un appel sans appel aux armes chimiques de destruction massive…

Je vais chercher une moustiquaire rectangulaire imprégnée d’insecticide, ce sera peut-être plus efficace que notre moustiquaire ronde bas-de-gamme…
En attendant, nous dormirons fenêtre fermée !

Petit tracas…

Voiture toujours en Guadeloupe.
La grève est finie, mais entre temps les containers ont été débarqués à Pointe-à-Pitre pour que le bateau puisse repartir.
Normalement, d’autres bateaux vont rapporter les containers au fur et à mesure, en fonction de leur place disponible, et en s’occuppant d’abord des containers réfrigérés et/ou commerciaux.
Autant dire que notre container n’arrivera pas avant la semaine prochaine, si tout va bien…

Notre lave-linge tout neuf a été livré n’importe comment (le livreur avait enlevé les vis de bridage avant de transporter la machine), et dès le premier lancement j’ai eu droit à un problème moteur… Un réparateur doit passer demain matin.

J’ai demandé à un électricien-plombier du chantier de notre immeuble de m’aider à installer la gazinière que Maïna a acheté d’occase.
Premier branchement, les trois feux fonctionnent à débit réduit, je ne sais pas si les brûleurs sont tout rouillés ou quoi…
Je demanderai à mon amie Doudi qui est experte en gazinières.

Après avoir passé de longues heures d’homme au foyer désoeuvré (j’ai quand même commencé à lire un chouette bouquin sur la flore des tropiques ), j’ai déjeuner vers 14h avec Maïna, puis je suis allé me promener vers la Pointe-du-Bout pendant que ma Koalate koalatait (c’est-à-dire, faisait sa sieste ;-) ).
Cyber-café fermé, j’ai fait le tour de la Marina, bof bof, la Point-du-Bout est un peu le Palavas-les-Flots de la Martinique, pleine de touristes bedonnants et suants et leur blonde en zodiaque…
Sûrement pas le coin le plus chouette de l’île, mais pour l’instant j’y suis un peu coincé, heureusement ce n’est pas la haute-saison et il n’y a pas tant de monde que ça , la plage de l’Anse Mitan est encore calme.

Finalement, au bout de la plage, près de l’embarcadère des navettes qui vont vers Fort-de-France, j’ai déniché un tout petit cyber-café dont le gérant (z’oreille) m’a enfin redonné un peu d’espoir, en me disant que lui-même aurait bien besoin des services d’un développeur web !
Je vais chercher du boulot en bonne et due forme (une petite web agency à Fort-de-France, ce serait pratique), mais au cas où, je suis rassuré de voir qu’en freelance je n’aurai sans doute pas trop de mal à dénicher des petits contrats…

Bon, le moral reste bon.
En tout cas je  m’efforce de ne pas paniquer, de ne pas céder à des impressions trop rapides.
Pour avoir connu un déracinement similaire lors de mon arrivée au Mali il y a 7 ans, je sais que l’émigration est forcément traumatisante, et que le mieux à faire est de se laisser le temps de s’installer, de trouver de nouveaux repères, avant de conclure quoi que ce soit de ce que les sentiments peuvent envoyer au cerveau !
Et ici, peut-être plus qu’ailleurs, le temps est particulier, et il faut le prendre, le laisser, le regarder passer…