Depuis le temps que nous résidons dans la Caraïbe, nous n’avions pas encore pris le temps de profiter de la mer pour naviguer, comme nous le faisions jadis (occasionnellement) près des côtes Bretonnes.
C’est désormais chose faite !
Nous revenons tout juste d’un stage de voile d’une semaine, entre la Martinique et Sainte-Lucie, avec l’école des Glénans, qui maintient une base ici (au port du Marin, le nom est bien choisi, n’est-ce pas ?) pendant la saison des alizés (qui correspond plus ou moins à l’hiver en métropole) : quelques voiliers habitables des Glénans font la traversée transatlantique, en fin d’été (avec des équipages de stagiaires expérimentés), et passent l’hiver ici, pour des stages au départ de la Martinique et à destination des diverses îles Antillaises ; puis, au printemps, les bateaux sont convoyés dans l’autre sens vers la métropole, où ils servent, pendant la belle saison européenne, à des stages près des côtes Françaises mais aussi Scandinaves, Islandaises, etc.
Autant dire qu’il s’agit de voiliers assez confortables, et bien équipés pour la croisière embarquée…
Le nôtre était un Ovni 395 baptisé « Périne », un beau monocoque de 12,68×4,10m, dérivable (donc facile à approcher des plages, voire à poser sur le sable, mais nous n’avons pas testé cette solution), assez maniable et très stable.
L’ambiance à bord a été rendue exceptionnellement chouette par la chance que nous avons eue de tomber sur un équipage vraiment très sympa.
Nous étions huit : Jean-François, notre moniteur (bénévole, comme presque toujours aux Glénans, et breton, comme souvent), et les stagiaires (en plus de nous deux) Morgan et Carole (jeune couple de baroudeurs métropolitains en année sabbatique, démarrant leur tour du monde par quelques stages de voile), Aurélien (jeune métro vivant en Guadeloupe depuis à peu près aussi longtemps que nous en Martinique), Clotilde (voyageuse professionnelle, en vacances parmi nous sur un coup de tête bien inspiré), et Thierry (vivant en métropole mais possédant son propre petit catamaran au Marin, et souhaitant parfaire sa maîtrise de la navigation côtière).
Nos précédentes expériences au Glénans (en Bretagne ) avaient été très cool aussi, mais là, le courant est particulièrement bien passé dans le groupe.
Jean-François avait pris contact avec nous tous par e-mail depuis quelques semaines, et les premiers échanges de messages, visant à préparer un peu l’avitaillement (qui occupe une bonne partie de la première demi-journée du stage), nous avaient déjà donné une idée de l’imagination culinaire de Carole (mmmmh, les bonnes salades !), de la bonne humeur de Jean-François, ou encore des good vibes d’Aurélien (dont la première question a été : « Est-ce qu’on peut accrocher un hamac dans le bateau ? »)…
La veille du départ, au soir, je suis allé chercher à l’aéroport Jean-François et Clotilde, pour les conduire au Marin où tout le groupe avait rendez-vous le lendemain.
À la Marina, nous sommes tombés sur Aurélien, Morgan et Carole, et, presque au complet donc, nous avons commencé à faire connaissance autour de bières et de planteurs (ça commençait fort)… Je suis rentré (tard) retrouver Maïna au Cocon Mitan pendant que les autres s’installaient pour passer leur première nuit dans le bateau (au port du Marin).
Le lendemain matin, samedi 15 janvier, nous avons fait de gros câlins à Titouan (laissé pour la semaine entre les mains généreuses et aimantes de Mamissi et PapyMick), et nous sommes rendus au bateau.
Le programme de la première demi-journée a été chargé : formalités diverses, programmation des menus de la semaine pour savoir quelles denrées acheter, avitaillement (rien que 18 packs de 6 bouteilles d’eau – ça donne une idée du volume des courses !), inventaire du bateau…
Après tout cela, et du fait de la délicate sortie du Cul-de-Sac Marin (par une passe assez étroite cernée de hauts-fonds), nous n’avons pas eu le temps d’aller naviguer bien loin, et nous avons passé notre première soirée et première nuit à l’Anse Caritan, près de Sainte-Anne.
Nous avons investi les différentes cabines, et Aurélien s’est installé pour la nuit (comme pour toutes les suivantes) dans notre hamac en toile de parachute (plus confortable que le sien, apparemment), tendu entre la baume de la grand-voile et le support de l’annexe à l’arrière du cockpit…
Dimanche 16, après un bon petit déjeuner (et après un bain rapide pour Maïna, qui entendait bien goûter au plus vite le plaisir de sauter à l’eau depuis le bateau !), nous avons commencé à naviguer au sud de la Martinique, contournant le rocher du Diamant pour remonter vers les Anses d’Arlets.
La première difficulté à laquelle Maïna et moi avons été confrontés a été de manier la barre à roue, alors que nous avions toujours été habitués à une barre franche. Les mouvements sur la roue sont tout à fait logiques si on se réfère à ceux d’un volant de voiture par exemple (il suffit de tourner dans le sens horaire pour tourner à tribord, et inversement pour bâbord), mais il semblent, de prime abord, inversés par rapport aux sensations d’une barre franche (par exemple, pour loffer, il faut tourner le volant vers le lit du vent, alors qu’une barre franche serait poussée dans la direction opposée)… Notre mémoire kinesthésique, apparemment pas du tout effacée malgré plusieurs années sans naviguer, nous a joué quelques tours avant que nous ne prenions de nouvelles habitudes !
Nous avons fait une halte déjeuner + snorkeling au bourg des Anses d’Arlets, au milieu des poissons que nous connaissons bien ; Morgan et Carole ont même vu subrepticement une petite tortue imbriquée, ce qui ne gâchait rien !
Après un passage par la grotte aux chauves-souris (sans voir grand chose, faute de pouvoir entrer sous la grotte avec notre voilier), nous avons mouillé pour la nuit dans le repli tranquille de l’Anse Noire.
Lundi 17, nous nous sommes réveillés bien avant l’aube, pour entamer le plus tôt possible la traversée du canal en direction de l’île de Sainte-Lucie (environ 25 à 30 milles nautiques, soit une cinquantaine de kilomètres).
Première expérience de navigation de nuit pour nous, c’était vraiment intéressant : repérer les balises clignotantes sur fond de lumières des villages n’est pas une chose aisée, et l’expérience est rendue encore plus exaltante par le contraste déroutant entre la calme sérénité de l’obscurité déclinante et l’excitation des voiles vibrant dans le vent déjà vif.
Une fois passé le rocher du Diamant, la houle du canal a commencé à bien se faire sentir, et nous n’avons pas été épargnés : grains fréquents, mer agitée, et courant nous déportant vers l’ouest, rallongeant notre route et nous forçant à devoir remonter au près sur la fin de notre trajet…
Nous avons ainsi mis environ 7 heures avant d’arriver au port de Rodney Bay, où nous devions nous arrêter pour effectuer les formalités douanières. De longues et monotones heures en pleine mer, les côtes parfois à peine visibles sous les rideaux de pluie, l’Ovni 395 surfant langoureusement sur des creux de plusieurs mètres.
Malgré mes médocs (pourtant très efficaces d’habitude), j’ai fini par être malade, à peu près en même temps qu’Aurélien (qui n’était pas dopé, lui, et avait d’autant plus de mérite qu’il conservait une bonne humeur à toute épreuve même après avoir plusieurs fois distribué ses derniers repas aux poissons). Le temps m’a semblé un peu long, même si mon estomac s’est un peu calmé, une fois vidé… J’adore toujours autant la voile, mais cette expérience m’a convaincu (s’il en était besoin) que je n’étais pas fait pour la transatlantique !
Arrivés en milieu de journée dans le confortable port de Rodney Bay, réjouis par le retour au calme autant que par la réapparition opportune du soleil, nous avons laissé Jean-François aller remplir la paperasse douanière et obtenir nos clearances, pendant que nous nous répartissions entre visite des environs (Clotilde, Aurélien, Morgan et Carole), sieste (Thierry, Maïna et moi), puis d’agréables douches chaudes pour tout le monde près de la Capitainerie.
La sortie du port a été délicate, le vent nous déportant sur certains pontons. Nous avons bien failli aborder un voilier américain, dont le propriétaire, visiblement tendu mais rendu compréhensif par nos excuses (« Sorry Sir, we’re a sailing school, we’re learning!« ) nous a aidés, à grands renforts d’huile de coude, à nous repositionner pour pouvoir repartir avec suffisamment d’élan pour éviter les obstacles…
Nous avons ensuite passé la nuit au mouillage, dans l’anse de Rodney Bay.
Mardi 18, nous sommes descendus le long de la côte, sous un temps très variable qui nous a réservé le spectacle peu habituel d’un véritable « lever d’arc-en-ciel » !
Les arcs-en-ciel sont toujours vus à l’opposé du soleil (centrés sur une ligne virtuelle partant du soleil et traversant l’œil de l’observateur), autrement dit, plus le soleil est bas, plus l’arc-en-ciel est haut, et c’est d’ailleurs pour cela qu’on ne peut pas voir de grand arc-en-ciel en milieu de journée (la « projection » à l’opposé du soleil se trouvant bien trop bas sous l’horizon), à moins d’être en avion.
Le long de la côte Caraïbe de Sainte-Lucie, entre une averse et une éclaircie, nous avons donc eu la chance de tomber en milieu d’après-midi sur un arc-en-ciel (double, qui plus est – savez-vous que les couleurs sont alors toujours inversées entre les deux arcs ?), pile poil à l’heure où le soleil était à environ 41° dans le ciel (ce qui correspond à l’angle entre le centre de l’arc et l’arc-en-ciel lui-même) : l’arc principal nous est donc apparu exactement sur l’horizon, et est monté progressivement, en s’élargissant, à mesure que le soleil baissait derrière nous !
Reprenant nos exercices de navigation, profitant d’un vent arrière pas trop puissant, nous avons lancé le spi, majestueuse (et turbulente) voile colorée de 115m² (plus grande, à elle seule, que la grand-voile et le génois réunis !). Un exercice grisant pour tout l’équipage, et qui nous a fait gagner de la vitesse malgré la dévente causée par l’approche du relief.
En nous rapprochant des fameux Gros Piton et Petit Piton, nous nous sommes retrouvés au milieu d’un banc de dauphins qui, fidèles à leur réputation, ont passé de longues minutes à accompagner notre voilier, soit à côté de nous, soit (pour les plus facétieux) en zig-zaguant et sautant devant l’étrave ! Branle-bas de combat, tous aux appareils photo ! ![]()
En fin d’après-midi, à Soufrière Bay, nous avons été rejoints par plusieurs Sainte-Luciens en yoles à moteur, qui se jetaient sur nous pour nous proposer divers services (nous aider à nous amarrer, nous vendre du poisson, nous faire découvrir les sites pittoresques à terre, etc.). Nous avons finalement retenu un certain Francis (à bord du « True Decision« ), qui (moyennant quelques dizaines d’euro et une bière) nous a finalement aidés à « parquer » Périne entre d’autres voiliers (la proue fixée à une bouée et la poupe amarrée à un arbre de la côte), nous a conduits en début de soirée au ponton de la ville de Soufrière (8000 habitants), nous a accompagnés à un restaurant, nous a retrouvés à la fin de la soirée pour nous raccompagner à notre bateau, et nous a apporté du pain et du poisson frais le lendemain matin !
La descente à terre nous a d’abord un peu inquiétés, car il nous a été impossible de mettre la main sur la clé permettant de fermer l’habitacle de l’extérieur ; Jean-François a finalement verrouillé l’accès principal (côté cockpit) de l’intérieur, et est sorti discrètement par le capot de pont de la cabine avant (qui n’était donc pas verrouillé, pour que nous puissions plus tard re-rentrer par là). Au final, pas de problème : lorsque nous sommes revenus quelques heures plus tard, le bateau n’avait pas été cambriolé, heureusement !
Nous avons dîné dans un petit restaurant traditionnel de Soufrière, copieux et plutôt bon (hormis les desserts, chimiques à souhait, qui nous ont rappelé que l’île subissait encore l’influence Britannique
), puis avons déambulé un peu dans les rues glauques (la nuit, du moins) de la ville, avant de retrouver Francis, puis notre bateau intact.
Mercredi 19, nous avons continué de longer la côte Caraïbe vers le sud, jusqu’à la pointe sud (Vieux-Fort), puis avons refait quelques exercices au spi, avant de laborieusement tenter de remonter vers le nord malgré un vent contraire et trop faible pour tirer des bords efficaces.
Après avoir croisé encore quelques dauphins et arcs-en-ciel (la routine, quoi), voyant l’heure avancée, nous avons préféré terminer la journée au moteur, pour pouvoir atteindre Marigot Bay avant la nuit. Notre arrivée tardive nous a contraints à choisir un emplacement délicat pour le mouillage : il nous a fallu nous faufiler entre d’autres voiliers, chercher un emplacement avec la profondeur adéquate, et jeter l’ancre exactement au bon endroit pour ne pas risquer de trop nous approcher d’un autre bateau pendant la nuit, et pour pouvoir nous dégager facilement le lendemain. Un beau travail d’équipe nous a permis de mener cette mission à bien, en beauté dirais-je même (et ce n’est pas uniquement parce que j’étais à la barre
)…
Une fois installés, la nuit tombée, nous nous sommes baignés dans l’obscurité, pour nous rincer un peu de la sueur accumulée pendant la journée, et avant de nous coucher nous avons assisté à un nouveau spectacle unique : un arc-en-ciel lunaire ! Je ne savais même pas que ça existait… La même chose qu’un arc-en-ciel classique, si ce n’est qu’il tirait son origine non pas de la lumière du soleil, mais de celle réfléchie par la pleine lune (très lumineuse cette nuit-là). Il était bien sûr plus faible qu’un arc-en-ciel diurne, pâlichon et terne (mais ça c’est à cause de nos rétines qui ne voient pas les couleurs par trop faible lumière), mais néanmoins parfaitement visible, un arc gris complet brillant faiblement à l’opposé de la lune !
Jeudi 20, nous avons mis les voiles très tôt, peu après 4 heures du matin, pour effectuer la traversée retour en direction de la Martinique.
Nous avions bien préparé la navigation nocturne, en repérant sur carte les différents repères lumineux qui nous permettraient de nous positionner à proximité des côtes Sainte-Luciennes : les énormes réservoirs de carburant de Hess Oil Terminal, et les diverses balises clignotantes, de Castries à Corinthe. Comme lundi, la mise en pratique nous a semblé délicate : les quelques repères lumineux que nous nous attendions à trouver étaient noyés parmi les nombreux éclairages des villes côtières… Mais la pleine lune nous a bien aidés, nous n’y voyions bien sûr pas comme en plein jour, mais suffisamment pour distinguer le relief et même la mer devant nous.
Après avoir quitté le nord de Sainte-Lucie en assistant au spectacle imposant du lever de soleil parmi les cumulus, la traversée du canal a été encore assez longue, mais plus calme et ensoleillée qu’à l’aller (personne n’a été malade)… Nous relayant à la barre, nous avons copieusement siesté, afin de reprendre des forces pour pouvoir profiter de la journée entière, même après avoir atteint la côte Martiniquaise.
Nous avons atteint le rocher du Diamant en fin de matinée, et sommes remontés au vent pour aller mouiller (et nous mouiller !) aux Salines. Aborder par la mer cette superbe anse décorée de cocotiers est un plaisir rare, et nous sommes restés quelques heures à bronzer, nous baigner, et effectuer divers plongeons acrobatiques depuis le pont avant de Périne.
En fin d’après-midi, nous nous sommes rapprochés du Marin, et avons effectué plusieurs exercices « d’homme à la mer« . Personne ne se jetait à l’eau bien sûr (ça peut être un peu dangereux, surtout si on tarde à réussir l’exercice), mais Jean-François lançait un pare-battage accroché à un seau, et nous avions à chaque fois pour mission de le ramener à bord, à la voile, au moyen de manœuvres les plus précises et rapides possible : l’un d’entre nous devait immédiatement se désigner comme observateur, et garder « l’homme à la mer » en vue pendant toutes les opérations ; le barreur devait choisir les manœuvres à effectuer, et donner des ordres clairs aux équipiers postés aux voiles, afin d’arrêter d’abord la course du bateau, puis de redescendre sous le vent de notre cible, et de l’atteindre, au près, en réglant finement trajectoire et vitesse de façon à venir s’arrêter très précisément sous « l’homme à la mer », pour ne pas l’assommer avec le bateau (ni le noyer en lui passant dessus), mais pouvoir tout de même l’attraper à l’aide d’une gaffe…
Un enchaînement d’opérations délicates, parfois compliquées par les variations du vent, le manque de visibilité (lorsque la houle, ou les reflets aveuglants du soleil, masquaient par moment notre cible)… et par le fait qu’à cause d’un problème de safran, Périne vire très mal à tribord par faible vent !
(En réalité, si quelqu’un tombait vraiment à la mer, nous ferions certainement les manœuvres d’urgence au moteur, pour aller plus vite et être plus précis, indépendamment des facéties du vent ou de la mer. Mais il est toujours bon de savoir récupérer quelqu’un à la voile, ne serait-ce qu’en cas d’avarie du moteur ! Et l’exercice se rapproche très fortement de la « prise de coffre » – l’amarrage à une bouée reliée à un « corps mort », qui n’est pas un noyé mais un bloc de béton posé sur le fond…)
Nous nous en sommes sortis avec des temps de récupération variant entre 5-6 minutes (assez honorable) et plus d’un quart d’heure (de quoi compromettre fortement les chances de survie d’un « homme à la mer » inconscient, ou tombé dans une mer froide par exemple)…
À la fin de cette longue journée, sur conseil de Thierry, nous sommes allés mouiller à la mignonne Anse Figuier.
Vendredi 21, nous avons refait quelques exercices d’homme à la mer (afin que tout le monde ait eu l’occasion de passer à la barre), puis sommes retournés vers le port du Marin, au moteur.
Nous nous sommes pris un gros grain en approchant la dangereuse passe du Cul-de-Sac, ce qui nous a offert un dernier exercice en conditions délicates ! J’ai tenu la barre jusqu’à la fin, trempé mais jubilant (on est un peu maso sur un bateau !)…
Dans le port, j’ai parfait ma maîtrise de la navigation au moteur, contraint de faire du sur-place (c’est-à-dire de danser la valse avec Périne) malgré le vent qui nous déportait, afin d’attendre notre tour à la station de carburant. Ensuite c’est Carole qui a pris la barre une dernière fois, pour squeezer (avec talent) le bateau entre les autres, en marche arrière, au ponton désigné par la Capitainerie.
Nous avons commencé à ranger et nettoyer le bateau, puis sommes allés dans un petit restau du port, déjeuner ensemble et faire avec Jean-François le bilan de notre stage (que du bon, que du bon !). En début d’après-midi, nous avons fait un peu de shopping à la Marina, puis sommes retournés terminer de nettoyer le bateau.
Vers 17h, Mum/Sylvie et Mick sont arrivés avec notre Ti-Bolom : du bout du ponton, nous nous sommes précipités vers notre Titi visiblement tout ému (et nous aussi) par ces retrouvailles !
Nous avions bien sûr appelé la maison de temps en temps au cours de la semaine, pour prendre des nouvelles, et avions été rassurés de savoir que tout se passait très bien, même si au fil des jours Titou commençait à nous réclamer (et demandait « Ouvri’ ! » quand Mum/Sylvie et Mick lui montraient des photos de nous sur l’ordi !).
Titou ne nous a pas du tout « fait payer » notre absence : il a été câlin, et très curieux de tout ce qu’il découvrait au port et sur le bateau…
En fin de journée, Jean-François est remonté à bord de Périne, pour enchaîner sur un deuxième stage similaire vers Sainte-Lucie (avec un autre groupe de stagiaires vachement moins sympa que nous !).
Thierry est retourné sur son catamaran, au mouillage dans le Cul-de-Sac Marin.
Morgan et Carole sont allés loger chez l’habitant, dans le bourg du Marin.
Et nous sommes rentrés aux Trois Ilets avec Aurélien et Clotilde, que nous avons hébergé quelques nuits chez Julien.
Le lendemain de notre retour, samedi 22, nous n’avons presque fait que dormir ! Nous avions besoin de récupérer, c’est physique une semaine de navigation !
L’ambiance a été tellement bonne dans ce groupe que nous avons voulu prolonger le plaisir un maximum : Clotilde, Aurélien, Carole et Morgan, tous 4 encore en vacances, on mis à profit les jours suivants pour visiter un peu la Martinique ensemble, faire du kayak côté Atlantique, et dimanche 23 nous les avons tous retrouvés (sauf Aurélien, parti faire du canyoning) à Grand Macabou.
Mise à jour :
Mercredi 26, Clotilde est revenue manger au Cocon Mitan, puis Maïna l’a raccompagnée à l’aéroport.
Vendredi 28, après une semaine de boulot pour nous, et une fois que Jean-François est revenu de son second stage, nous avons mangé ensemble à la maison, avec Thierry, Morgan et Carole, pour échanger à nouveau et passer encore de chouettes moments !
Bilan du stage :
- Une excellente semaine de vacances, dans une ambiance géniale ! Vive les Glénans ! Merci Jean-François ! Et merci les (nouveaux) copains !
Les salades étaient délicieuses, les blagues savoureuses, les soirées (apéros ou Time’s Up) excellentes ! - Nous nous sommes bien senti progresser, en tant qu’équipiers de pont… On verra si nous nous sentons d’attaque pour louer un petit voilier ici, et naviguer à deux, un jour de beau temps !
- La séparation de Titou a été un peu déroutante au début, mais ça s’est très bien passé, pour lui comme pour nous (je reviendrai dans un prochain article sur sa semaine à lui), et les retrouvailles ont été géniales ! Merci Mamissi et PapyMick !

Note : Le titre de cet article fait référence à la chanson de la troupe « Landroglobe Circus », que nous avions découverte dans l’archipel des Glénans, lors de notre stage en août 2006, et qui est un peu devenue notre « hymne » de voile. À l’époque j’avais posté une vidéo, que vous devez encore pouvoir trouver là : « J’ai choisi un autre mode de vie ».
Mise à jour (28/02/2011) :
Carole et Morgan ont maintenant leur propre blog, où on retrouve le récit de ce stage ainsi que du reste de leurs aventures autour du monde : « Voiles et Vadrouilles ».
À propos de notre stage commun : « Un bon départ », « Cap sur Sainte-Lucie », « Des pitons, des arcs-en-ciel et des dauphins »…





Magnifique et long récit rempli de belles images
Merci !
Ouah, quel long récit détaillé, tu m’épates, je ne me souvenais pas de pleins de trucs!!!
Merci pour ce super article qui nous permettra de nous souvenir de ce super stage! Gros bisous de Paris mon amour!
Tu ne te souvenais pas de plein de trucs ? Seulement 10 jours après notre stage ?
C’est bien la première fois que j’ai plus de mémoire que toi…
Le temps que j’ai consacré à peaufiner ce texte, avec les photos de tout le monde sous les yeux, revivant mentalement chaque étape du stage, m’a aidé à être assez précis…
Et comme la précision de mes souvenirs a l’habitude de s’effacer au rythme de ceux de Doris, le blog me sera effectivement vite utile pour me remémorer tous ces bons moments !
P.S. : Reviens vite de Paris : tu manques à tes hommes !
Tu l’avais caché où ton carnet pour prendre des notes pendant le voyage? Merci! J’ai déjà commencé à oublier certains détails…
Joli montage pour les plongeons!
Aurélien
Bravo en effet et merci pour les détails et les photos!
Que de bons souvenirs! A quand le prochain stage ensemble??
Bisous à tous,
Clotilde
Stage (je veux parler de notre stage-Titou
) SUPERBE pour nous aussi 
MERCI de votre confiance !
Adorable(coquin) Titou, tout grand et mignon pendant SON stage, mais si content de vous retrouver!!!!!!!!!!!!!!
Comme c’est chouette de mieux comprendre avec cet article les différentes étapes de VOTRE stage, et de le vivre en photos !
Waou quelle prose et que de belles images!
Bravo tu as bien bossé pour moi (d’autant que notre ordi a péri dans notre 2ème stage – qui était incomparable au premier au niveau de l’ambiance – bref on vous racontera tout demain). Bon je consentirai peut-être à te citer, après mon ctrl-C-ctrl-V…
A demain!!
[...] *Pour lire le récit de Thomas in extenso voir : http://www.toh.fr/madinina/index.php/2011/01/23/sur-mon-bateau-le-coeur-leger/. [...]
[...] source: http://www.toh.fr/madinina/index.php/2011/01/23/sur-mon-bateau-le-coeur-leger/ [...]