Expédier la voiture a été une vraie expédition pour moi ce week-end !
Samedi matin, j’ai réquisitionné les gros bras de Nabil et Joan pour m’aider à charger la voiture de toutes les affaires que Maïna et moi avions mis de côté, fruit de semaines de tris et de tergiversations qui avaient abouti à un impressionnant monticule dans le salon du Téton du Monde… À vrai dire ces derniers jours je n’y croyais plus vraiment, et j’avais commencé à écarter des tas moins prioritaires, affaires non-indispensables qui n’auraient leur place dans l’arche de Noé notre voiture que si le reste voulait bien se serrer un peu.
Eh bien à notre plus grande surprise, non seulement le tas prioritaire n’a occupé qu’un tiers du volume intérieur de la voiture, mais même les tas moins prioritaires n’ont pas rempli l’habitacle, et j’ai dû aller recherche dans d’autres cartons des livres et de la vaisselle à laquelle j’avais renoncé a priori !
Ce jeu de Tétris géant nous a permis de caser un chargement impressionnant (dont je ne détaillerai pas le contenu ici pour le moment, de peur de tenter des pirates des mers
) : fringues, bouquins, meubles démontés en tranches, etc.
J’ai ensuite pris la route samedi après-midi, tout tassé derrière mon volant sur mon siège avancé au maximum, et le pare-choc arrière frôlant le sol, direction Bourges pour une halte salutaire, riche d’émotions aussi parentales que gastronomiques (merci Maman et Mick pour ce une-fois-de-plus succulent D’Antan Sancerrois, pour les cadeaux et pour les derniers instants partagés… avant les prochains !)…
Dimanche midi, suite du voyage jusqu’à Nantes, où j’ai retrouvé avec plaisir Ben, Nath, et Arthur, en pleine forme et eux-même dans l’attente d’un déménagement prochain lié à la fin de thèse de Ben, peut-être vers un CDI à Strasbourg, peut-être vers un post-doctorat au Texas ou au Canada…
Puis avec Noémie je suis sorti manger quelques galettes et boire quelques décilitres de cidre dans un Pub animé d’une chouette session irlandaise… Pendant notre repas en terrasse, un jeune homme au visage familier s’est approché de nous pour saluer Noémie (« Salut Noémie ! » — « Salut Guigui ! »), et il m’a poliment tendu la main. Avec mes capacités physionomistes d’amibe je lui ai lancé « Salut, on s’est déjà rencontrés, il me semble ? »… Noémie a cru bon d’éclairer ma lanterne « Euh… C’est le guitariste d’Emsaverien… » ! Hum… je me suis rattrappé d’un maladroit « Ah pardon ! Moi je t’ai déjà vu mais toi tu ne m’as sûrement jamais vu, hé hé hé ! ». C’est ça de fréquenter des gens qui fréquentent des stars… Bon, remarque je suis le colloc du guitariste de Kelien, après tout !
Soirée bien agréable dans l’ensemble, échanges pleins de curiosité autour de notre avenir à toutes et tous, chacun de nous ayant ses propres enjeux, ma Koalate et moi avec les Antilles, Ben et Nath et leur Tithur avec une destination encore incertaine, et Noémie qui va certainement rejoindre prochainement Iain à Manchester… C’est bien, ça, la jeunesse (é)mouvante qui traverse océans et frontières pour découvrir la vie ailleurs et autrement…
Lundi matin (j’avais posé ma journée), réveil à l’aube pour profiter encore quelques minutes des Cahuètes (Ben-et-Nath’s), et fin du voyage à roulettes vers Saint-Nazaire où j’ai enfin laissé la voiture pour son transfert par bateau vers Fort-de-France… La voiture sera chargée en fin de semaine dans un container à bananes (qui, malheureusement, du fait du dernier cyclone, reviendra à vide), puis le bateau partira dimanche 30, arrivera (si tout va bien
) mercredi 10, et nous pourrons la récupérer lundi 15, le lendemain de mon arrivée.
J’ose juste espérer que la voiture ne subira pas ce genre de voyage :
En fin de matinée, j’ai pris le train de Saint-Nazaire à Nantes puis retour à Lyon en TGV, 5 heures de lecture somnolente qui ont achevé de me donner l’impression que j’avais eu un week-end bien rempli, étalé sur 1600 kilomètres…
Voici une bonne chose de faite, l’appartement est à présent presque vide, il va être temps que je m’envole à mon tour !


Emporter sa vie sur son dos, tel l’escargot (… la différence c’est que ce sera pour une vie trépidente, I bet!) ou plutôt la pauv’ voiture – qui semblait mettre beaucoup de bonne volonté, je témoigne – confine au dépouillement et à la sagesse, non?
ou à la zénitude attidude
BIZZZZ berrichonnes … sédentaires
Mum
ça veut dire que tu as pû emmener mon assitette alors???
Bon sans plainsanter, j’espère que les dernières semaines à Lyon seront pas trop dûres et que tu quittes sans remords ce beau quartier!
à la poche pleine.
Non Jul’, ton assiette est la SEULE qu’il nous reste dans l’appartement, et que Sylvain et moi nous partageaons pour manger le peu que nous arrivons à cuisiner sans casserolle
Je compte bien te poster ta belle assiette avant mon départ, et si je n’ai pas le temps, tu seras obligé de venir la chercher en Martinique !
Pour ce qui est des remords et de la nostalgie, je compte écrire un petit papier là-dessus prochainement… Pour l’instant je m’imprègne…
On pense toujours avoir plus d’affaires que ce qu’on a. Le tout est d’avoir suffisamment d’espace pr faire différents tas et les garder jusqu’au bout. En partant du Chili, j’avais fait un tas « à jeter » que j’aurais pu finalement intégrer. Je suis encore très triste d’avoir jeté mes cours !
Bref, pour les pauvres objets qui n’ont pas été déclarés aptes au voyage, j’espère que vous avez trouvé des solutions de stockage sûres. J’ai tjs 3 valises en plastique vide à la maison. C’est trop bête de ne pas vous les avoir amené à Lyon !
Il y a un mec rencontré cet été à Marseille qui vit à Lyon mais veut absolument venir me voir à Grenoble. Y’aurait peut-être moyen de lui faire transporter des valises vides… Mais vs avez certainement trouvé une solution depuis le temps !
Bref, je m’étale… Très bon courage pr tout cela !
Pas de souci, grace à l’hospitalité de la cave des parents de Maïna, et de quelques autres lieux de stockage dispatchés entre le Vercors, le Berry, et la Bretagne !…
(Ça promet une logistique encore sympa lors de notre retour en métropole dans quelques années !)
[...] l’installation… Pas toujours facile-facile, avec une voiture (et nos affaires dedans) expédiée le 24 septembre mais arrêtée quelques semaines en Guadeloupe avant d’arriver fin octobre… Avec un [...]